Lamas et alpagas, des camélidés pas comme les autres
À gauche : lamas / À droite : alpagas
Ils ont le cou long, le regard curieux et une réputation de cracheurs qui leur colle à la peau. Les lamas et les alpagas attirent de plus en plus la sympathie, y compris en Suisse, où l’on en compte aujourd’hui plus de 3’500. Originaires d’Amérique du Sud, ils ont trouvé leur place dans nos pâturages et nos montagnes, et accompagnent parfois même les promeneurs lors de randonnées.
Lamas et alpagas appartiennent à la grande famille des camélidés, comme les chameaux et les dromadaires, mais sans bosse et dans un format plus compact. Le lama a longtemps accompagné les Incas comme animal de bât pour transporter des charges, tandis que l’alpaga a surtout été élevé pour sa belle toison.
Mais comment les différencier ? La taille donne déjà un bon indice. Le lama est généralement plus grand et plus élancé. Ses longues oreilles, légèrement courbées, sont souvent comparées à des bananes. L’alpaga, lui, est plus petit, plus rond, avec des oreilles plus courtes. Une fois que l’on connaît l’astuce, la différence saute assez vite aux yeux.
Ces animaux vivent en moyenne entre 15 et 20 ans. Ils peuvent devenir de sympathiques compagnons et sont notamment appréciés pour les randonnées. Leur air paisible ne doit toutefois pas faire oublier qu’ils sont sensibles et qu’ils ont besoin de calme, de patience et d’interactions respectueuses. Et puisqu’ils sont très sociables, pas question de les laisser vivre seuls. Lamas et alpagas sont des animaux grégaires et doivent être détenus avec des congénères. La compagnie d’un cheval, d’un mouton ou d’une chèvre ne remplace donc pas celle d’un autre lama ou alpaga.
Leurs petits sont appelés « crias » jusqu’à l’âge de six mois. Ils grandissent vite et peuvent atteindre leur maturité sexuelle dès l’âge d’un an. Ils ne sont toutefois réellement aptes à la reproduction qu’à partir d’environ deux ans. Chez la femelle, la gestation dure presque une année. Autant dire qu’un cria se fait attendre !
Même s’ils sont plutôt robustes, lamas et alpagas demandent une surveillance attentive. Ils peuvent notamment être sensibles à certains parasites digestifs ou sanguins. Comme souvent, observer régulièrement leur état général permet de repérer plus rapidement un changement inhabituel et d’en parler au vétérinaire si nécessaire.
Avec leur épaisse toison, lamas et alpagas ont aussi droit à leur passage régulier chez le « coiffeur ». En Suisse, la tonte est obligatoire, une fois par année, au printemps. Loin d’être une simple question d’esthétique, elle est essentielle à leur bien-être.
Reste enfin la question que beaucoup se posent : est-ce qu’ils crachent vraiment ? Oui. Mais rassurez-vous, vous n’êtes généralement pas leur cible principale. Ce fameux crachat est en réalité une régurgitation gastrique. Les lamas et alpagas l’utilisent surtout entre eux, ou lorsqu’ils se sentent stressés ou menacés.
Même si leur drôle de bouille peut facilement vous faire craquer, mieux vaut bien se renseigner avant d’en adopter.
Anna Donnaint
Ils ont le cou long, le regard curieux et une réputation de cracheurs qui leur colle à la peau. Les lamas et les alpagas attirent de plus en plus la sympathie, y compris en Suisse, où l’on en compte aujourd’hui plus de 3’500. Originaires d’Amérique du Sud, ils ont trouvé leur place dans nos pâturages et nos montagnes, et accompagnent parfois même les promeneurs lors de randonnées.
Lamas et alpagas appartiennent à la grande famille des camélidés, comme les chameaux et les dromadaires, mais sans bosse et dans un format plus compact. Le lama a longtemps accompagné les Incas comme animal de bât pour transporter des charges, tandis que l’alpaga a surtout été élevé pour sa belle toison.
Mais comment les différencier ? La taille donne déjà un bon indice. Le lama est généralement plus grand et plus élancé. Ses longues oreilles, légèrement courbées, sont souvent comparées à des bananes. L’alpaga, lui, est plus petit, plus rond, avec des oreilles plus courtes. Une fois que l’on connaît l’astuce, la différence saute assez vite aux yeux.
Ces animaux vivent en moyenne entre 15 et 20 ans. Ils peuvent devenir de sympathiques compagnons et sont notamment appréciés pour les randonnées. Leur air paisible ne doit toutefois pas faire oublier qu’ils sont sensibles et qu’ils ont besoin de calme, de patience et d’interactions respectueuses. Et puisqu’ils sont très sociables, pas question de les laisser vivre seuls. Lamas et alpagas sont des animaux grégaires et doivent être détenus avec des congénères. La compagnie d’un cheval, d’un mouton ou d’une chèvre ne remplace donc pas celle d’un autre lama ou alpaga.
Leurs petits sont appelés « crias » jusqu’à l’âge de six mois. Ils grandissent vite et peuvent atteindre leur maturité sexuelle dès l’âge d’un an. Ils ne sont toutefois réellement aptes à la reproduction qu’à partir d’environ deux ans. Chez la femelle, la gestation dure presque une année. Autant dire qu’un cria se fait attendre !
Même s’ils sont plutôt robustes, lamas et alpagas demandent une surveillance attentive. Ils peuvent notamment être sensibles à certains parasites digestifs ou sanguins. Comme souvent, observer régulièrement leur état général permet de repérer plus rapidement un changement inhabituel et d’en parler au vétérinaire si nécessaire.
Avec leur épaisse toison, lamas et alpagas ont aussi droit à leur passage régulier chez le « coiffeur ». En Suisse, la tonte est obligatoire, une fois par année, au printemps. Loin d’être une simple question d’esthétique, elle est essentielle à leur bien-être.
Reste enfin la question que beaucoup se posent : est-ce qu’ils crachent vraiment ? Oui. Mais rassurez-vous, vous n’êtes généralement pas leur cible principale. Ce fameux crachat est en réalité une régurgitation gastrique. Les lamas et alpagas l’utilisent surtout entre eux, ou lorsqu’ils se sentent stressés ou menacés.
Même si leur drôle de bouille peut facilement vous faire craquer, mieux vaut bien se renseigner avant d’en adopter.
Anna Donnaint