Nos amies les poules, ce qu’il faut savoir avant d’en adopter
De plus en plus de foyers accueillent quelques poules au jardin. En plus de fournir des œufs frais presque chaque jour, ces gallinacés ont aussi un vrai caractère et deviennent souvent des compagnes attachantes. Mais comme tout animal, elles demandent quelques connaissances pour être bien soignées et pour éviter certains problèmes courants.
Première surprise pour les nouveaux propriétaires, l’intégration d’une nouvelle poule dans un groupe déjà établi peut parfois se transformer en véritable règlement de comptes. Les poules vivent en effet selon une hiérarchie bien définie, souvent appelée « ordre de picage ». Lorsqu’une nouvelle arrivante fait son apparition, les habitantes du poulailler peuvent se montrer très territoriales et lui signifier, à coups de bec, qu’elle n’est pas la bienvenue.
Dans ces situations, un peu de patience est souvent nécessaire. Il peut être utile de surveiller les premières rencontres, d’offrir suffisamment d’espace et de points de nourriture, voire d’utiliser temporairement des sprays répulsifs. Avec le temps, la hiérarchie finit généralement par se stabiliser et la nouvelle venue trouve sa place au sein du troupeau. Car oui, on parle bien d’un troupeau de poules !
Au quotidien, ces animaux adorent gratter la terre, fouiller et picorer tout ce qu’ils trouvent. Cette activité naturelle est essentielle à leur bien-être, même si elle peut parfois mettre à mal un gazon fraîchement entretenu. Un simple bac de sable peut grandement les aider. Les poules s’y roulent volontiers, non pas pour se dorer la pilule au soleil, mais pour nettoyer leur plumage et éliminer certains parasites.
Ce sable a aussi une autre utilité. Les poules n’ayant pas de dents, elles avalent de petits graviers et grains de sable qui s’accumulent dans leur gésier. Ces éléments agissent comme de minuscules « meules » qui broient les aliments et facilitent la digestion.
Qui dit fouiller le sol dit également exposition à différents parasites. Une vermifugation annuelle est souvent recommandée, voire davantage si des parasites sont observés dans les fientes ou dans les œufs.
Mais l’ennemi le plus redouté des poulaillers reste souvent le pou rouge. Ce petit parasite se cache dans les fissures du bois, dans les perchoirs ou les pondoirs. Discret durant la journée, il sort la nuit pour se nourrir du sang des poules endormies.
Une infestation peut rapidement devenir un véritable cauchemar. Baisse de ponte, plumage abîmé ou encore crête pâle liée à l’anémie. Certaines poules peuvent même refuser de rentrer dans le poulailler le soir.
Pour lutter contre ces parasites, un nettoyage très soigneux du poulailler est indispensable. Il faudra user d’un peu d’huile de coude pour frotter, désinfecter et traiter les fissures, puis badigeonner les surfaces avec un composant huileux avant d’ajouter une bonne couche de terre de diatomée. Si le problème persiste, votre vétérinaire pourra conseiller un traitement plus spécifique.
Enfin, certaines maladies digestives peuvent aussi toucher les poules, notamment les coccidioses. Ces parasites microscopiques s’attaquent à la paroi de l’intestin et provoquent des diarrhées. Chez les jeunes animaux, l’infection peut être grave et nécessite un diagnostic précis, généralement par analyse.
Et rappelons-le, en cas de mortalité inhabituelle dans un poulailler, une autopsie peut parfois permettre de comprendre l’origine du problème et d’éviter que cela ne se reproduise.
Avec de la vigilance et un suivi vétérinaire adapté, il est tout à fait possible de profiter longtemps de la compagnie de ces habitantes du jardin aussi utiles qu’attachantes.
Véronique Schneider
De plus en plus de foyers accueillent quelques poules au jardin. En plus de fournir des œufs frais presque chaque jour, ces gallinacés ont aussi un vrai caractère et deviennent souvent des compagnes attachantes. Mais comme tout animal, elles demandent quelques connaissances pour être bien soignées et pour éviter certains problèmes courants.
Première surprise pour les nouveaux propriétaires, l’intégration d’une nouvelle poule dans un groupe déjà établi peut parfois se transformer en véritable règlement de comptes. Les poules vivent en effet selon une hiérarchie bien définie, souvent appelée « ordre de picage ». Lorsqu’une nouvelle arrivante fait son apparition, les habitantes du poulailler peuvent se montrer très territoriales et lui signifier, à coups de bec, qu’elle n’est pas la bienvenue.
Dans ces situations, un peu de patience est souvent nécessaire. Il peut être utile de surveiller les premières rencontres, d’offrir suffisamment d’espace et de points de nourriture, voire d’utiliser temporairement des sprays répulsifs. Avec le temps, la hiérarchie finit généralement par se stabiliser et la nouvelle venue trouve sa place au sein du troupeau. Car oui, on parle bien d’un troupeau de poules !
Au quotidien, ces animaux adorent gratter la terre, fouiller et picorer tout ce qu’ils trouvent. Cette activité naturelle est essentielle à leur bien-être, même si elle peut parfois mettre à mal un gazon fraîchement entretenu. Un simple bac de sable peut grandement les aider. Les poules s’y roulent volontiers, non pas pour se dorer la pilule au soleil, mais pour nettoyer leur plumage et éliminer certains parasites.
Ce sable a aussi une autre utilité. Les poules n’ayant pas de dents, elles avalent de petits graviers et grains de sable qui s’accumulent dans leur gésier. Ces éléments agissent comme de minuscules « meules » qui broient les aliments et facilitent la digestion.
Qui dit fouiller le sol dit également exposition à différents parasites. Une vermifugation annuelle est souvent recommandée, voire davantage si des parasites sont observés dans les fientes ou dans les œufs.
Mais l’ennemi le plus redouté des poulaillers reste souvent le pou rouge. Ce petit parasite se cache dans les fissures du bois, dans les perchoirs ou les pondoirs. Discret durant la journée, il sort la nuit pour se nourrir du sang des poules endormies.
Une infestation peut rapidement devenir un véritable cauchemar. Baisse de ponte, plumage abîmé ou encore crête pâle liée à l’anémie. Certaines poules peuvent même refuser de rentrer dans le poulailler le soir.
Pour lutter contre ces parasites, un nettoyage très soigneux du poulailler est indispensable. Il faudra user d’un peu d’huile de coude pour frotter, désinfecter et traiter les fissures, puis badigeonner les surfaces avec un composant huileux avant d’ajouter une bonne couche de terre de diatomée. Si le problème persiste, votre vétérinaire pourra conseiller un traitement plus spécifique.
Enfin, certaines maladies digestives peuvent aussi toucher les poules, notamment les coccidioses. Ces parasites microscopiques s’attaquent à la paroi de l’intestin et provoquent des diarrhées. Chez les jeunes animaux, l’infection peut être grave et nécessite un diagnostic précis, généralement par analyse.
Et rappelons-le, en cas de mortalité inhabituelle dans un poulailler, une autopsie peut parfois permettre de comprendre l’origine du problème et d’éviter que cela ne se reproduise.
Avec de la vigilance et un suivi vétérinaire adapté, il est tout à fait possible de profiter longtemps de la compagnie de ces habitantes du jardin aussi utiles qu’attachantes.
Véronique Schneider